Comment le harcèlement à l’école peut mener au stress post-traumatique ?

L’école étant le parfait miroir de notre société à une échelle minime, il est toujours intéressant de constater que l’on y retrouve à peu près les mêmes relations entre les élèves que les adultes dans leur quotidien. En effet, même si les émotions des enfants sont encore en cours d’évolution, on retrouve dans leur tempérament les mêmes traits de caractère qu’une personne adulte. Ainsi, suivant les humeurs, l’on passe par la joie, le bien-être et le partage avec son entourage. Mais il arrive aussi parfois que certains usent de méchanceté envers un autre enfant. Et dans le pire des cas, la méchanceté peut déboucher sur un véritable harcèlement subi au jour le jour.

L’importance d’une scolarité sans heurts

L’école étant le premier pas de la socialisation d’un enfant, il est très important que ses premières années de scolarité se déroulent dans une harmonie des plus parfaites. En effet, le moindre accroc ou une situation malencontreuse et mal gérée peut amener de graves séquelles dans l’esprit de l’enfant. Et ces séquelles le poursuivront tout au long de sa scolarité, ce qui peut très vite devenir un handicap et une situation alarmante. C’est pourquoi il est très important de toujours dialoguer avec l’enfant, d’autant plus s’il y a des signes d’une situation inconfortable. La communication restant le plus sûr des remèdes en toutes circonstances.

Le harcèlement à l’école

Comme partout, quelques brouilles ou fâcheries peuvent arriver à tous les enfants. Elles font partie de leurs existences, elles se surmontent assez facilement et n’ont finalement que peu d’importance pour la suite de leur scolarité. Ce qui est par contre très grave pour un enfant ou un adolescent, c’est le fait de subir les brimades de ses petits camarades au jour le jour. Ce moment de grande solitude où l’enfant part à l’école avec une boule dans le ventre, ayant peu dormi, trop angoissé de se retrouver à nouveau face à ses camarades de classe qui n’attendent qu’une seule chose : pouvoir lui faire subir à nouveau les pires tracas imaginables. C’est ce que l’on nomme le harcèlement, et même s’il peut être subi par certains adultes lors de relations professionnelles, par exemple, il est assez fréquent qu’un enfant soit le bouc émissaire et le souffre-douleur de toute une classe. Alors cela passe par l’injure, qui peut être raciale ou obscène, au rabaissement de la personne, et cela peut même finir par du racket et de la violence physique gratuite.

Le traumatisme du harcèlement

Pour l’enfant concerné, ce harcèlement au quotidien est un véritable enfer à vivre. Et s’il n’arrive pas à en parler avec son entourage ou ses enseignants, il va s’enfoncer petit à petit dans une spirale sans fin, dominée par la peur et la soumission. Cet état peut s’avérer très grave pour le futur de cet enfant, et il n’est pas rare que cela débouche sur un stress post-traumatique.

Trouble de stress post-traumatique dû au harcèlement

Ce harcèlement vécu au jour le jour est néfaste pour la santé mentale de l’enfant. Cette affreuse expérience est perçue tel un traumatisme qui le retranche sur lui-même, le désocialise petit à petit, et le plonge dans un état de dépression, qui le fera même songer quelque peu à des idées morbides. Cet état d’anxiété jugé très dangereux pour la personne concernée a été nommé trouble de stress post-traumatique par d’éminents spécialistes en psychologie.

C’est alors que les psychiatres ou les psychothérapeutes entrent en scène, car il n’y a à ce stade d’anxiété qu’eux pour résoudre un tant soit peu les problèmes traumatisants subis par l’enfant. Ces professionnels de santé mentale aideront alors ce dernier à se sortir de ce symptôme de stress post-traumatique. Il existe aujourd’hui plusieurs thérapies pouvant endiguer ce mal avant qu’il ne fasse encore plus de dégâts sur l’enfant saturé d’angoisses. Petit à petit, ce traitement évacuera la vague de stress aigu, et les symptômes anxieux ou dépressifs dus au choc émotionnel devraient lentement disparaître à jamais.

Comment retrouver une vie normale après un harcèlement à l’école ?

L’important est encore une fois la communication. Du reste, le ou les enfants perturbateurs étant à l’origine de la persécution d’un de leur camarade doivent aussi livrer leurs propres sentiments pour se soulager l’esprit face au mal commis. En tous cas, passé le difficile cap du stress post-traumatique, l’enfant l’ayant subi doit laisser exprimer ses émotions, s’aider en se consacrant à une activité artistique comme la musique ou le dessin, et se retrouver dès que possible des camarades pour lier de nouvelles amitiés. Il est important que l’enfant ne reste pas seul, surtout à l’école, et ne se renferme pas sur lui-même encore plus.