Comment surmonter un deuil ?

Perdre un ami, un proche ou un membre de la famille peut être une épreuve bouleversante et difficile à surmonter, mais qui fait malheureusement partie des étapes de la vie. Chaque personne réagit à sa manière face à la mort, mais le deuil est souvent un processus douloureux, long et plein de moments d’incompréhension, de tristesse, voire de culpabilité. Il n’y a pas de remède pour surmonter le deuil, mais nous allons tenter de vous donner quelques conseils afin de faire face à une séparation douloureuse.

Les différentes étapes du deuil

Faire son deuil, c’est parvenir à accepter la douleur de la perte et de l’absence. C’est passer par des moments difficiles dans lesquels les sentiments, les émotions et les pensées se bousculent. Voici les différentes étapes du deuil, pour mieux le comprendre :

Le choc ou l’anesthésie

La première étape est aussi la plus courte. C’est le moment où l’on prend connaissance du décès. Elle s’accompagne d’une perte totale du contact avec la réalité. C’est un état second où le monde se fige et où plus rien n’a de sens.

Le déni

Cette deuxième étape peut être plus ou moins longue, et c’est le moment où l’on s’interdit de croire en la mort. La personne qui vit dans le déni laissera les affaires de la personne décédée intactes, elle parlera d’elle au présent, etc.

La recherche

C’est une période très angoissante dans laquelle on est tourmenté, on a peur d’oublier l’être décédé, peur de ne plus se souvenir des traits de son visage, de ses habitudes, de ses mimiques, etc. C’est aussi une période où l’on est très vulnérable et dans laquelle nous serons facilement cible d’arnaques ou d’impostures par des personnes ayant une forte influence psychologique.

La colère

La colère peut être tournée contre soi ou contre les autres et peut se manifester de différentes manières : par une violence verbale, gestuelle ou, à l’inverse, par un mutisme profond. Cette étape s’accompagne souvent de remords et d’un sentiment fort d’incompréhension.

La tristesse ou la « dépression réactionnelle »

Après la colère, c’est un sentiment immense de tristesse et de désespoir qui s’empare de nous. Cette étape s’accompagne de moments de doutes sur l’avenir et survient généralement lorsque l’entourage, jusqu’alors très présent et attentif, commence à reprendre le cours normal de sa vie alors que la nôtre tourne encore au ralenti. Si elle persiste dans le temps, elle peut conduire à une dépression pathologique.

La restructuration

C’est l’intégration du deuil, et en aucun cas l’oubli de la personne décédée. La phase de restructuration passe par l’acceptation de la perte et s’accompagne de souvenirs heureux et d’une vision de l’avenir de manière plus optimiste.

Les conseils pour faire face au deuil

Chaque deuil est unique et chaque personne parvient à le vivre et l’accepter comme il peut. Mais certains moyens vont parfois aider à calmer la souffrance.

Se donner du temps

Il ne faut pas être pressé de faire son deuil. Au contraire, cela peut s’avérer néfaste et les émotions ainsi que la souffrance peuvent survenir plusieurs mois ou années plus tard. Il est important de se donner du temps pour accepter la mort et l’absence de la personne décédée afin de pouvoir reprendre le cours de sa vie.

Accepter les émotions et la douleur

Il ne faut pas s’inquiéter des sentiments de tristesse, peur, colère, culpabilité ou de regrets et, au contraire, il faut les laisser venir et les accepter. Ils font partie du processus normal du deuil et sont liés à l’amour ainsi qu’à l’attachement qui nous reliait à la personne décédée. Comprendre les émotions qui nous submergent va nous aider à avancer et à pouvoir envisager l’avenir.

Parler et dire ce que l’on ressent

Même si toutes les personnes endeuillées ne ressentent pas le besoin ou l’envie de partager leurs émotions, il est pourtant souvent bénéfique de faire part de notre ressenti. Cela peut être à un membre de la famille, un ami proche, une personne de confiance, ou autre. Mais dans tous les cas, la personne doit être attentive et capable d’écouter sans juger. Ne pas tout garder pour soi permet de faire un premier pas vers l’acceptation.

Continuer à vivre

Si après la perte d’un être cher nous n’avons pas forcément envie de voir du monde et de sortir, mais plutôt envie de rester chez soi avec sa tristesse, il est important de s’aérer l’esprit, de pratiquer une activité qui nous fait du bien et qui nous permet d’oublier pour un instant, même court, la douleur et la souffrance.

Éloigner la culpabilité

Malgré qu’elle fasse souvent partie du processus de deuil et qu’elle soit ressentie par de nombreuses personnes endeuillées, la culpabilité n’aide pas. Il est important de se concentrer sur les bons moments passés et pas sur les actes manqués.