L’arrêt de la cigarette est-elle une source d’anxiété ?

Le tabac rend généralement le fumeur dépendant de la nicotine présente dans la fumée. Celle-ci exerce une forte réaction sur le cerveau du fumeur.

Ainsi, lorsque ce dernier décide d’arrêter de fumer, son cerveau se retrouve exposé à la souffrance. Cette souffrance se matérialise par plusieurs symptômes. Découvrez les effets de l’arrêt de la cigarette sur le corps.

Stress et anxiété, des symptômes de manque

Lorsque vous décidez d’arrêter de fumer, vous arrêtez aussi la prise de la nicotine. Cette dernière est la substance à laquelle le fumeur est addict. Ainsi, cet arrêt est suivi d’énormes réactions tant sur le plan psychologique que sur le plan physique.

La personne se retrouve donc sujette à des états d’anxiété, d’irritabilité ou de trouble de sommeil. La dépression ainsi que le stress sont aussi des symptômes majeurs dans le processus de sevrage.

L’anxiété et le stress que provoque l’arrêt de la cigarette augmentent l’inconfort du fumeur. Celui-ci se voit alors dans une position où la cigarette pourrait l’aider à se soulager.

Lorsqu’il décide de se remettre à fumer, il percevra une diminution de la tension. Contrairement à l’image qu’elle pourrait renvoyer, la prise de la cigarette électronique ne représente aucunement un calmant.

On peut donc assister, quelque temps après, au retour des symptômes de manque. Le consommateur se verra alors obligé de fumer une nouvelle fois pour se détendre.

Pourquoi ces symptômes sont-ils parfois difficiles à surmonter ?

La gestion des effets secondaires représente un gros challenge pour beaucoup de fumeurs. Ceux-ci redoutent notamment l’effet du manque et s’estiment incapables de pouvoir le supporter.

Ceci est dû au fait qu’ils aient toujours considéré la cigarette comme soutien dans les situations de tension ou de nervosité. Ce fait s’illustre notamment par l’habitude qu’ont les fumeurs de gérer leur stress « en tirant une clope ». De plus, dans un moment de sevrage, cette habitude n’est plus une option pour se calmer.

L’état d’anxiété que provoque l’arrêt varie selon chaque individu. En général, elle dure quatre semaines pendant lesquelles l’individu doit beaucoup résister.

Au-delà de cette période, il retrouve progressivement la détente ainsi que le calme. Cependant, pour atteindre cet objectif, la gestion du stress et de l’anxiété est importante. L’intéressé doit s’assurer de ne pas prendre de risque afin de rechuter.

Gérer l’anxiété sans rechuter

Dans le but de vous soulager des effets du manque, les substituts nicotiniques peuvent être d’une grande utilité. Ils permettent de diminuer considérablement les malaises dus à l’arrêt. En effet, ils agissent en délivrant une dose progressive de nicotine. Cette dernière provoque une réaction de soulagement, des sensations de manque.

Ils vous aident en réduisant graduellement l’addiction jusqu’à ce que vous en soyez totalement libre. Pour efficacement lutter contre l’anxiété, vous pouvez aussi vous adonner à certaines pratiques de respiration et de relaxation. Il est primordial que vous sachiez que cette anxiété ne dure qu’un temps.

De même, le sevrage physique n’excède pas quelques semaines. Ainsi, il est important de voir chaque journée que vous faites sans cigarette comme un jour de victoire. Votre corps est dans une démarche progressive de nettoyage et vous devez être content pour les efforts fournis.

L’anxiété est un élément très sérieux et il ne faut pas le négliger. Si vous êtes atteint d’anxiété, ne vous renfermez pas sur vous-même et essayez d’en parler autour de vous. Il est vrai que cela est plus facile à dire qu’à faire, mais une chose est sûre. Une fois que vous vous êtes confié à quelqu’un de confiance, c’est bon ! Vous aurez fait le plus dur.