Quel est le lien entre phobie et trouble de stress post-traumatique ?

Face aux dures épreuves que la vie met en travers de notre route, et parfois dès le plus jeune âge, certaines personnes ont tendance à se renfermer sur elles-mêmes et à se conforter dans de dangereux traumatismes. Dangereux pour leur santé mentale, car il y a énormément de risques que cet état dramatique ne se transforme en trouble de stress post-traumatique. D’autant plus qu’à la longue, cet état de peur, d’angoisse et d’irritabilité peut amener d’étranges et singulières phobies dans l’inconscient de la personne concernée.

Les troubles de stress post-traumatique

Qu’elles soient d’origine physique ou mentale, les blessures non cicatrisées subies par une personne sont forcément susceptibles de se transformer en traumatisme. Et, quel que soit l’âge de cette personne, elle peut être confrontée à un trouble de stress post-traumatique. Ce dernier sera caractérisé par l’apparition soudaine de réactions violentes et disproportionnées, qui se révèleront petit à petit chroniques et de plus en plus intenses. Fortement désagréable à vivre pour la personne concernée, cette colère non maîtrisée se répercutera malheureusement sur l’entourage de cette dernière, et pourra atteindre des sommets de dangerosité si elle n’est pas temporisée par des soins adaptés. D’autant plus que, dans certains cas, le trouble de stress post-traumatique peut mener la personne vers des pensées morbides, voir à une tentative de suicide, pour les cas les plus extrêmes. Mais il y a aussi l’apparition de phobies qui peut devenir problématique et dangereuse.

Les phobies en question

Ce que l’on nomme une phobie est le résultat d’une peur décuplée provenant de ressentis inconscients. Elle n’a rien à voir avec la peur que l’on peut ressentir lors d’une action, car la phobie est tapie dans les méandres de la zone marécageuse de notre cerveau. Les phobies subies par les personnes sont très diverses, et sont toujours d’ordre psychologique. Elles proviennent souvent d’un drame vécu lors de l’enfance ou sont de temps en temps le résultat d’une vulnérabilité biologique familiale. C’est ainsi que l’éducation vécue par un enfant ou un préadolescent et ses diverses expériences de vie accentueront ou pas la présence de phobies dans son esprit. Une fois ancrées dans le mental, les phobies sont tenaces et il est nécessaire de consulter sur le long terme pour s’en débarrasser. Les phobies les plus réputées sont la peur de l’obscurité, la peur de prendre l’avion, la peur des espaces confinés, la peur du vide, la peur des araignées et serpents, etc. Il y en a tellement que la liste serait trop longue à détailler.

Les facteurs à risques

Personne ne sait exactement à quel moment un traumatisme peut se développer en trouble de stress post-traumatique, et donc en possibles phobies en tous genres. Mais une chose est sure, c’est que certains facteurs à risques spécifiques rendent la venue du trouble plausible. Ce sont, par exemple, la perte d’un être cher, la séparation d’un couple ou un divorce avec tout ce que cela engendre, un changement brutal de domicile, une coupure des relations amicales ou familiales, un préjudice grave et inattendu envers soi-même ou bien des proches, pour ne citer que ceux-là. Plusieurs études ont aussi affirmé que les femmes d’âge moyen et issues d’une classe économique assez pauvre étaient plus sujettes à ce genre de symptôme, même si personne n’est à l’abri de telles problématiques d’ordre mental.

À chacun son diagnostic

Suivant les personnes touchées par ces troubles de stress post-traumatique, le diagnostic sera différent. En effet, chacun développera à sa façon les différents symptômes reliés au traumatisme, au stress et aux phobies. Ce qui est certain, c’est que beaucoup de troubles dus à l’anxiété et à la peur en général sont souvent déclenchés par une catastrophe telle un attentat, le passage d’un cyclone ou un dramatique accident de la route. À ce stade, seul un spécialiste en psychiatrie ou psychologie peut effectivement prononcer un diagnostic pour aider le patient à sortir de cette impasse et à ne plus souffrir en silence.

La date fatidique d’un choc émotionnel

Malheureusement pour la personne qui a subi un profond choc émotionnel, la date à laquelle elle en a souffert va revenir chaque année la hanter. En rouvrant des cicatrices à peine fermées en évoquant cette date fatidique, la personne traumatisée aura tendance à se refermer encore plus sur elle-même, voir à retomber dans une profonde détresse quelques mois, semaines ou jours avant cette date d’un triste et sombre anniversaire. Il sera alors très important de ne pas rester seul, de pouvoir dialoguer avec son entourage, sa famille et son médecin. Il faudra alors s’armer positivement pour combattre les idées noires et les phobies qui les accompagnent, et surtout faire acte de résilience pour se sortir la tête hors de l’eau et pouvoir à nouveau respirer un air plein de vie et ainsi pouvoir écrire un nouveau chapitre de sa propre destinée.