Vers un traumatisme collectif post Covid ?

Nous vivons depuis plusieurs mois maintenant une pandémie à l’échelle mondiale. Nommée Covid-19 par l’Organisation mondiale de la Santé, cette maladie infectieuse issue du nouveau coronavirus qui s’attaque aux voies respiratoires aurait touché plus de 8 000 000 de personnes, tandis que plus de 440 000 d’entre elles sont décédées à travers le monde.

Aujourd’hui, après plusieurs mois de strict confinement mettant à l’arrêt ou presque les économies de tous les pays, on essaye un peu partout de reprendre une vie un tant soit peu normale, malgré l’angoisse qu’une seconde vague d’épidémie ne se déclare…

Et tous les esprits sont marqués, voire traumatisés par cette douloureuse épreuve, qui malheureusement pour le moment, n’est pas près d’être terminée. Et une question se pose : va-t-on vers un traumatisme collectif post-covid ?

La 3e guerre mondiale se nomme Covid-19

Alors que depuis des années, les esprits s’échauffent entre divers pays, l’on s’attendait plus à une nouvelle guerre mondiale qu’à l’arrivée de cette pandémie. Et alors que cette dernière semble encore faire des ravages en Amérique latine et en Inde, après avoir dévasté l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord, les effets post-traumatiques sur la population sont déjà bien présents en chacun de nous. Tel un conflit militaire armé, une attaque terroriste, une catastrophe naturelle, ou un génocide humanitaire, cette pandémie va laisser des traces sur l’humanité, et il va falloir du temps et beaucoup de volonté pour les surpasser.

Les différents cas de traumatismes collectifs

Lors d’évènements dramatiques de ce genre, au-delà de travailler sur la sortie de crise évidemment primordiale, il est important de considérer les effets post-traumatiques de la population sur le long terme. Car ce genre de traumatisme peut toucher différents groupes de personnes, de diverses classes sociales et à des niveaux sensiblement distincts. Les effets post-traumatiques sont en général d’ordre psychologique, et ne datent pas d’hier. Ainsi, on a pu en constater les effets dévastateurs sur l’inconscient de la population lors d’évènements catastrophiques comme la grande dépression des années 1930, les premières et secondes guerres mondiales, l’attaque du 11 septembre 2001, le tsunami du 26 décembre 2004, ou la grande récession de 2008, pour ne citer que ceux-ci.

On peut dire que ces traumatismes peuvent s’installer en nous de deux façons différentes. La première est de façon brutale et soudaine comme lors d’une attaque terroriste ou d’une catastrophe naturelle, comme les effets dévastateurs du passage d’un cyclone. La seconde est plus sournoise, car elle met un certain temps à s’installer dans les esprits, mais est tout aussi dangereuse, sinon voire plus, car elle monte progressivement et sans réellement prévenir. Dans les deux cas, l’impact d’un tel traumatisme peut avoir de graves conséquences sur les personnes en ne les mettant pas à l’abri d’une certaine dépression morale qui peut en pousser certains jusqu’au suicide.

L’impact d’un traumatisme collectif

Dans toute société, chaque évènement dramatique, et donc traumatique pour la population, engendre des conséquences néfastes sur le moment présent, mais malheureusement sur le plus long terme aussi. Ainsi, les gouvernements se doivent de prendre en compte les effets nocifs qu’une pandémie comme celle causée par le Covid-19 va laisser sur la conscience collective et l’inconscience personnelle de chaque individu concerné. Et sur les générations futures aussi, car être un enfant sous cette pandémie n’a absolument rien de joyeux en soi. On peut noter beaucoup de différents ressentis entre les personnes, suivant qu’elles soient dotées d’un fort caractère, ou d’une sensibilité exacerbée, mais les émotions face à la dureté des évènements sont bien présentes. Elles se caractérisent souvent par un renfermement sur soi, un sentiment d’humiliation, une crise d’identité, une vulnérabilité certaine, une paranoïa soudaine ou un simple sentiment de peur qui peut se comprendre. Malheureusement, tous ces symptômes font ressortir une certaine détresse mentale, plus communément appelée trouble de stress post-traumatique qui, suivant le niveau, peut nécessiter une certaine prise en charge.

Comment réduire les effets post-traumatiques ?

Face aux situations vécues dernièrement pour certains d’entre nous, il est grand temps de faire preuve de résilience et de reprendre les choses en main. En effet, pour limiter au maximum les effets psychologiques négatifs, des petites choses simples sont à préconiser pour vivre au mieux ce que l’on espère pouvoir appeler l’après-Covid. Il est tout d’abord primordial de ne pas passer sa journée à écouter ou regarder les informations, car elles sont aussi néfastes qu’elles sont utiles. Ensuite, il est important de privilégier des rapports quels qu’ils soient avec son entourage, de sorte à pouvoir extérioriser ses émotions. Enfin, continuer à s’occuper l’esprit dans diverses activités reste le meilleur moyen pour relativiser la situation. En résumé, restez ouvert avec les autres, et actif avec votre mental, en toute spiritualité.