Violences domestiques et stress post-traumatique

Bien que le sujet soit encore tabou pour certains esprits, il est important aujourd’hui de ne plus se voiler la face, et de reconnaître que les violences domestiques sont malheureusement bien présentes dans bon nombre de foyers. Qu’elles soient verbales ou d’ordre physique, et qu’elles soient subies par des femmes, des enfants ou même par des hommes, ces violences intolérables doivent cesser sans plus attendre. Et les personnes se rendant coupables de tels actes doivent être sévèrement punies par les lois protégeant les victimes. Car tant que rien n’est fait pour enrayer cette violence au quotidien, ce sont ceux visés qui souffrent de stress post-traumatique.

Les violences domestiques en question

Les chiffres de ces violences domestiques font froid dans le dos. En effet, rien qu’en France, on estime qu’une personne est violentée physiquement chaque minute passée, et que plus de 220 000 personnes tombent sous les coups de leurs partenaires chaque année. Triste réalité qui dure depuis bien trop longtemps, et qui peut fréquemment finir par un décès malencontreux, ou par le suicide d’une victime en proie au trouble de stress post-traumatique. Toutes ces études très sérieuses montrent aussi que les femmes sont les premières à subir ce genre de traitement violent, et ce, dans le monde entier.

La violence subie par les femmes au sein du foyer

Plusieurs de ces études organisées par des spécialistes appuient sur le fait que plus une femme a pu subir des violences physiques, sexuelles et mentales durant son enfance et son adolescence, plus elle aura le malheur d’en subir à nouveau dans sa vie maritale.

Le passé de ces femmes ayant provoqué en elle un traumatisme certain, elles seraient donc plus sujettes à la violence domestique de par la faiblesse et le rabaissement de soi qu’elles ont intérieurement en elles. Les hommes profitant largement de cet aveu de faiblesse en frappant leurs compagnes seraient pour la plupart eux aussi atteints d’un trouble de stress post-traumatique lié à l’enfance et l’adolescence, qui engendrerait énormément de violence en eux.

La violence domestique est liée au traumatisme

On le sait maintenant grâce à d’éminents spécialistes, la peur, l’angoisse et le doute de soi engendre un certain renfermement qui s’extériorise à un moment donné par un accès de violence physique, qui est en fait un vrai symptôme de lâcheté. Il est aussi prouvé que ces mêmes hommes qui tapent leur femme ont pu abuser d’un certain harcèlement envers leurs camarades lors de leur scolarité. Plusieurs études ont été menées pour mieux comprendre ce qui peut amener des personnes ayant des antécédents de traumatisme à adopter des comportements agressifs et violents. Il a été constaté que la dépression jouait un rôle dans l’agressivité chez les personnes atteintes de trouble de stress post-traumatique. Ces mêmes personnes ressentent en elles un profond sentiment de colère et ont d’énormes difficultés à contrôler cette dernière.

Le traumatisme n’amène pas forcément la violence

Fort heureusement, ce n’est pas parce qu’une personne a subi un grave traumatisme dans sa jeunesse, ou qu’elle est encore sujette à des troubles de stress post-traumatique, qu’elle va obligatoirement avoir un comportement violent. Il existe de nombreuses causes qui amènent les personnes à se comporter de façon colérique, et aujourd’hui encore, la recherche essaye de pouvoir canaliser ces différents facteurs de risque. Encore une fois, si quelqu’un est sur le point d’entamer une relation amoureuse sérieuse avec une personne ayant subi certains traumatismes, il ne faut pas fuir sous prétexte que cette dernière va devenir violente dans un futur proche. Le dialogue étant toujours le meilleur des remèdes, il est important de discuter ensemble des problèmes qui ont pu affecter son tempérament à un moment donné de sa vie. Cela ne pourra que l’aider, et permettra de souder au mieux votre relation.

Résoudre les problèmes de violences domestiques

Tout d’abord, si une personne est victime de violences physiques au sein de son foyer, il faut agir le plus vite possible en faisant part des faits à des services administratifs qui sont là pour l’aider et surtout faire en sorte que cela ne se reproduise plus.

Dans certains cas extrêmes, il est primordial pour cette personne subissant les coups de franchir la frontière de la honte et de la peur, en allant porter plainte contre le partenaire fautif. Cela rendra lui rendra service autant à elle qu’à son/sa partenaire usant de violence.

Aujourd’hui, de nombreux traitements établis par des professionnels de la santé mentale agissent sur la gestion de la colère. Aussi, la réduction des tendances agressives chez certains passe par des thérapies où sont pratiqués des exercices de respiration profonde et d’identification des valeurs de respect dans une relation.

Apprendre à faire face à la colère, en comprendre les graves conséquences, et reprendre confiance en soi ne pourra qu’améliorer un tempérament violent, et aider à retrouver l’harmonie au sein du foyer.

Plus d’infos sur https://www.911rape.org/